26 avril 2003
Des tests Take a sad song and make it betteeeeer
Fond sonore : Jude, "The asshole song" (No one is really beautiful, 1998) Je porte : ma nuisette Atmosphère : sombre In the mood for : going out
Je déteste les tests pour bloggeurs Je déteste les tests pour bloggeurs Je déteste les tests pour bloggeurs Je déteste les tests pour bloggeurs
... mais celui-ci, glané chez Kill me Sarah (un blog qui mérite le détour, vraiment), m'a d'emblée conquise, puisqu'on y cause de mon cher Jude. Bon, c'est un test qui s'adresse à ces messieurs, j'ai donc remplacé Man par Girl et Your girlfriend par Your boyfriend (warf). C'est peut-être pour ça que le résultat me laisse perplexe. Quoi que la chanson qui y est associée est une de mes préférées : elle est très positive, bien que teintée de quelques petits bémols. Peut-être est-ce, tout simplement, que je suis sur la bonne voie... ou que je devrais arrêter de faire des tests pour bloggeurs.
 Your life is terrific. You're happy and in love. But don't get too used it; something always happens, girl. Love yourself while you're loving others, too.
Which Jude song explains your love life? brought to you by Quizilla
(Bon, et puis il est pas mal, le petit brun, là ;)
PS : au lieu de lire les insanités ci-dessus, voyez donc l'hommage de Java à Nina... Sobre et juste. Vivement que la demoiselle se décide à réécrire pour de bon.
Bidibi posted this at 10:47.
Je commence à y prendre goût Constat clinique
Pourquoi fait-il soudain si moche?
Bidibi posted this at 10:27.
25 avril 2003
Bidibi unplugged While my guitar gently (sl)eeps
Fond sonore : Robbie Williams, "How peculiar" (Escapology, 2003) Je porte : les joues rouges Atmosphère : déterminée In the mood for : singing
Après dix-huit années d'interruption, c'est décidé :

... je me remets à la guitare.
Préparez vos boules Quies.
Bidibi posted this at 19:16.
24 avril 2003
Enfin !
Jeopardix : le retour de la vengeance
Fond sonore : David Bowie, "Let spend the night together" (version Aladdin Sane ; pour la version mick, voyez Flowers, des Stones) Je porte : un haut printanier Atmosphère : détendue In the mood for : playing
Je reçois chaque jour un courrier abondant réclamant le retour de la seule et unique star de ce blog : le jeopardix. Certains s'inquiètent que la disparition du Mercredix n'ait provoqué celle de son contraire. Je leur dois une réponse claire : il n'y pas de raison à ce que le jeopardix ne survive pas à la fin du (regretté) mercredix. Mais comme le jeopardix a lieu, en général, le jeudi, il se peut qu'il fasse les ponts des 1er et 8 mai et de l'Ascension. C'est un bon compromis, n'est-il pas? J'essaie d'étudier les possibilités techniques de réaliser un jeomusix (un jeopardix sonore) pour varier les plaisirs. D'autres amis lecteurs me signalent que Thierry Ardisson fait désormais des interviews "Jeopardy" dans Tout le monde en parle. C'est vrai. Il m'a d'ailleurs personnellement contactée pour m'accuser du plagiat de son concept révolutionnaire. Quel monde sans pitié...
Bon, on papote, on papote, et on en oublie l'essentiel :
1) Pis que pendre 2) Et ma main dans ta figure, ça t'intéresse? 3) Je ne me suis jamais vraiment posé la question. 4) Il m'arrive de jurer comme un charretier... 5) Ce serait vraiment jouer de malchance. 6) Il me manque, tout de même... 7) Maureen Dor commentant le dernier Godard. 8) Elle connaît même pas "Get back", ça me révolte ! 9) Je crois que c'est à cela qu'il faudrait s'attaquer en premier lieu. 10) Non, merci, peut-être la prochaine fois...
Alors, vous êtes contents de le retrouver, votre petit Jeopardix??? Merci qui? Merci Bidibi !
Bidibi posted this at 19:40.
Serial writer Frank Abagnale, Jr., Jr.
Fond sonore : David Gray, "Babylon II" (White ladder) Je porte : mes pantoufles Atmosphère : apaisée In the mood for : travelling
Y aura-t-il un jour un journaliste ayant assez de bon sens pour poser la question suivante à Steven Spielberg?
"Do you know Marc Levy?" - Steven S. : "Marc Who?"
... voilà qui rendrait un fier service à notre culture et à ses Belles Lettres.
Bidibi posted this at 09:26.
23 avril 2003
Là-haut Scary monsters (and super creeps)
Fond sonore : Jeff Buckley, "Nightmares by the sea" (Sketches for my sweetheart the drunk, posthume) Je porte : de jolies couleurs Atmosphère : printanière In the mood for : a flash-back
Dans chaque maison, il y a des endroits interdits aux enfants. La cave et le grenier figurent aux premières places du hit-parade des endroits prohibés aux moins de dix ans, suivis, au choix, du bureau de Papa et de la buanderie.
J'ai moi-même été frappée de ce type de bannissement jusqu'à mes huit ans. Je bénéficiais cependant d'une dérogation spéciale pour occuper le bureau paternel le dimanche soir entre 18 heures et 20 heures, en la présence de mon géniteur, pour écouter le grand jury RTL/Le Monde, quelques cassettes de jazz et, dans les bons jours, pour enregistrer mes vocalises sur l'antique magnétophone Philips perché en haut du secrétaire. Quelques bandes magnétiques témoignent encore de mes débuts prometteurs de chanteuse réaliste, enregistrés tantôt après un concerto de Mozart, tantôt après un disque d'Eddy Louiss.
Quant à la cave, je n'avais la chance d'apercevoir ses murs de briques que deux fois par an : quand nous remontions les décorations de Noël, et au moment des confitures. Je prêtais main forte à ma mère et à ma soeur pour remonter les pots de verre vides, en en échange de ce grand service rendu à la gastronomie famililale, j'avais le droit à une tartine d'écume (ce qui remonte à la surface de la casserole lorsqu'on fait cuire les fruits et le sucre, et ce qu'il y a de meilleur dans la confiture).
C'est le grenier qui me fascinait le plus, car c'était là qu'étaient entreposés les jouets hors d'usage de mes frères et soeurs, leurs vieux livres, et, surtout, tous les journaux que mon père ne se résoudrait jamais à jeter. De véritables trésors accumulés dans des pièces sombres et peu accueillantes, sauf pour les guêpes, qui, deux étés durant, y avaient élu domicile. Pour me dissuader de monter "là-haut", sans doute par peur que j'aie l'envie saugrenue de me jeter du troisième étage, mes parents, mes frères et ma soeur colportaient des légendes effrayantes sur le grenier. Il était soi-disant peuplé de créatures spectrales, de terribles monstres et de bêtes immondes dont le passe-temps favori était de manger les jeunes enfants.
La seule solution pour leur échapper était de se faire accompagner d'une "grande personne", qui les faisait fuir à tous les coups. Je fus convaincue que tout cela était bien vrai la nuit où un charmant couple de loirs a élu domicile dans la charpente, produisant grattements, frottements et cris aigüs que j'attribuais aux esprits frappeurs - en l'occurence aux esprits gratteurs - de l'étage supérieur. Jusqu'à un âge avancé, le grenier m'a effrayée. Je faisais des cauchemars récurrents sur ce qui pouvait s'y passer.
Aujourd'hui, je m'y rends sereinement. J'aime observer la rue à travers les lucarnes, passer des après-midi entiers dans la "pièce aux livres", la plus acceuillante du grenier, puisqu'un vieux lit y fait office de canapé et qu'il y a de quoi tenir un siège en matière d'oeuvres littéraires en tous genres.
La semaine dernière, je me suis surprise à raconter les mêmes bobards que mes parents en leur temps à mon filleul, de peur qu'il n'ait, lui aussi, l'idée de se jeter du troisième étage : flagrant délit d'adulterie caractérisée. Mais comme il était piqué par la curiosité, je l'ai emmené, un soir avant qu'il n'aille se coucher, dans la pièce aux livres, pour qu'il puisse en choisir un. Le séjour dans le grenier fut plutôt court. Serré contre moi, mon filleul voulut redescendre au premier craquement du plancher. Mission dissuasive accomplie.
Le pire, c'était que j'étais moi-même effrayée. J'ai alors réalisé que, passée une certaine heure le soir, j'avais toujours, inconsciemment, évité de monter au grenier. On sous-estime la force de conviction des légendes dont on étouffe les enfants dès leur plus jeune âge. Peut-être faudrait-il mieux dire aux enfants la vérité : nous n'avons pas confiance en toi et en ce que tu pourrais faire. Mais à la réflexion, je me demande si cette vérité n'est pas encore plus effrayante et plus dommageable que les monstres du grenier.
Bidibi posted this at 19:05.
22 avril 2003
Bidibi dans le métro Le Tube du Printemps
Fond sonore : David Bowie, "Eight line poem" (Hunky dory) Je porte : quelques tâches de rousseur sur le nez et les joues : ma façon à moi de bronzer... Atmosphère : légère In the mood for : travelling
Je suis en train de retravailler ma page de liens : beaucoup de bloggeurs ont déménagé ces derniers temps, et j'avoue avoir manqué de temps pour corriger leurs url dans l'Ecume des blogs. Que Khazad et l'irremplaçable BigCrado me pardonnent. La blogosphère a aussi été récemment marquée par de réjouissants come-back et la naissance de deux forts jolis blogs collectifs : une boîte à mémoire collective chez le Docteur Tomorrow, Penny Lane (un titre qui me plaît beaucoup, mais en revanche, cher docteur, je soutiens que Quality Street c'est la boîte à bonheur), et un carnet d'écrits chic et choc chez Chryde , qui vous invite à prendre le train de la ligne 9 en marche et y raconter vos histoires de métro, à moins que vous ne préfériez lire entre les lignes celles des autres.
Si comme moi vous êtes secrètement amoureux de ce métropolitain que vous dénigrez pourtant en public, plongez-vous par ailleurs dans ce petit livre passionnant de Clive Lamming (éditions Parigramme) sur l'histoire et les mystères du métro parisien :

... où l'on découvre que la station Danube est juchée au-dessus d'une carrière de 30 mètres de fond (gloups), où l'on comprend enfin les bizarreries de La Motte-Picquet-Grenelle, où l'on découvre les stations carrossées et où l'on apprend à distinguer les lignes héritières de l'antique "Nord/Sud" et les descendantes de la CMP, ancêtre de la RATP. Où l'on déplore la disparition de certaines stations aujourd'hui oubliées mais parfois visibles au détour d'un tunnel. Où l'on constate qu'on prend chaque jour une rame MF67 pour aller au boulot, d'où les grincements sur les voies que nous aurait épargné une MP89. C'est absolument passionnant, même si on n'est pas abonné à La vie du rail. Un bémol : on n'y parle pas encore assez des "stations-fantômes", que j'affectionne particulièrement : ces stations qui ont été creusées mais jamais ouvertes au public, car dépourvues d'ouverture vers l'extérieur. Un théâtre idéal pour des scénarios à la Neil Gaiman, dont je vous recommande au passage le Neverwhere.
(Bon, et puis, puisque c'est un ami, et pour faire plaisir à Valelie qui rêve secrètement de voir ses stats exploser, allez donc faire un tour à Lille, chez Le Rebelle, ça lui fera plaisir)
Bidibi posted this at 19:15.
Constat clinique
J'ai avec mon libraire des conversations de plus en plus surréalistes.
Bidibi posted this at 18:29.
All you need is talent Identité remarquable
Fond sonore : les conversation sur la terrasse du café d'en bas Je porte : du violet Atmosphère : printanière In the mood for : singing
Moulin rouge ! = Daube noire?
(ou comment se réjouir de ne pas avoir dépensé 6 euros pour perdre à jamais deux heures dans une salle obscure)
Bidibi posted this at 15:04.
Chagrin Nina n'est plus ici
Fond sonore : Nina Simone, "Don't let me be misunderstood"" Je porte : du violet Atmosphère : printanière In the mood for : singing
Bye bye Nina... Tu as accompagné des trajets ensoleillés sur les routes corses, un été 1987... Ta voix m'a toujours bouleversée. Tu as repris des bijoux de George Harrison ("Here come the sun", "Isn't it a pity") et Jeff Buckley a chanté ton poignant "Lilac Wine"... J'espère que vous ferez de jolis boeufs, tous les trois, là-haut...
Baby you understand me now If sometimes you see I'm mad Doncha know that no one alive can always be an angel? When everything goes wrong you see some bad
Well I'm just a soul whose intentions are good Oh Lord, please don't let me be misunderstood
Ya know sometimes baby I'm so carefree with a joy that's hard to hide Then sometimes it seems again that all I have is worry And then you burn to see my other side
But I'm just a soul whose intentions are good Oh Lord, please don't let me be misunderstood
If I seem edgy I want you to know I never meant to take it out on you Life has its problems and I get more than my share but that's me one thing I never mean to do
Cos I love you Oh baby I'm just human Don't you know I have faults like anyone?
Sometimes I find myself alone regretting some little fooling thing some simple thing that I've done
I'm just a soul whose intentions are good Oh Lord, please don't let me be misunderstood
I try so hard So don't let me be misunderstood
Bidibi posted this at 14:25.
Zoobladi, zooblada Conspirateurs du bonheur
Fond sonore : The Rolling stones, "Monkey man" (Let it bleed, 1969) Je porte : un improbable jean customisé Atmosphère : printanière In the mood for : holidays
La promenade au zoo fait partie de ces plaisirs formellement interdits aux adultes, à moins qu'ils ne disposent de l'alibi parfait : le bébé, la petite nièce ou le filleul de moins de dix ans, qu'il faut bien distraire pendant les vacances scolaires. Un alibi qui fonctionne pour les parcs animaliers, mais aussi pour Noël et Pâques. A Noël, le respectable père de famille se déguise en vieux barbu pour que ses bambins croient encore une année de plus au Père Noël. Un sursis d'innocence que les enfants accordent volontiers à leurs parents, même si leurs camarades d'école se sont chargés de les déniaiser au sujet des cadeaux au pied du sapin. A Pâques, la grand-mère cache les oeufs Kinder dans les buissons encore baignés par la rosée tandis que ses petits enfants émettent déjà des doutes sur la santé mentale de ces grandes personnes qui prétendent que les cloches peuvent voler. Dans ces deux derniers cas, les adultes s'émerveillent eux-mêmes en se transformant en conspirateurs du bonheur. Ils partent à la reconquête d'une innocence trop tôt perdu, se souviennent de leurs dix ans et maudissent rétrospectivement leur cynisme de gamin moqueur. Le tout avec la complicité des enfants, qui y trouvent leur compte, en jouets ou en chocolats.
Au zoo, l'émerveillement est partagé. Porte-t-il pour autant sur les mêmes objets?
Aujourd'hui, j'ai emmené mon jeune filleul de 4 ans et ma petite nièce de 18 mois au parc animalier de ma ville natale. Le zoo est la fierté de M., ville terne qui porte encore les stigmates des bombardements de la guerre, reconstruite à la va-vite et par conséquent sans âme. C'est ici que je suis née, c'est également là que je suis allée au collège et au lycée. Des fenêtres des salles de cours du troisième étage, on pouvait apercevoir la cage des singes du zoo. Notre professeur de musique, une créature hybride entre Armande Altaï et la poupée Chucky, qui portait de terrifiantes bagues à chaque doigt et un maquillage à rendre jaloux le Joker, la désignait régulièrement aux cancres insensibles au lyrisme de la Moldau, en menaçant de les y enfermer. En sixième, cette menace était prise très au sérieux. En troisième, un peu moins.
Je pensais que ma toute jeune nièce s'attendrirait sur les ours bruns (doux mais cruels) qui tournent en rond dans la fosse qui leur a été attribuée, dans l'attente d'une vie meilleure. Il n'en fut rien : elle était irrésistiblement attirée par les iguanes, qui, avouons-le, n'ont pourtant pas un physique facile. Nous avons dû retourner trois fois dans la ferme aux serpents pour satisfaire sa curiosité herpétophile. Je me rappelle avoir traîné ma soeur, alors enceinte, à l'enregistrement d'une émission où Iggy Pop fit un live mémorable. Elle m'en avait voulu pendant deux bons mois, persuadée que sa petite fille naîtrait avec un important déficit auditif. Non seulement la petite E. a une audition parfaote, mais en plus elle est d'une rare vivacité pour son âge (ne voyez là aucune forme de gâtisme). C'est ce que, dans la famille, nous avons fini par appeler "l'effet Iggy". C'est donc bien naturel que la petite E. soit attirée par nos amis iguanes.
Mon filleul, pour sa part, s'est passionné pour un des hippopotames, victime de quelques désordres intestinaux qui ont incommodé les autres visiteurs, et pour un petit lémurien, qu'il a pris pour le Marsupilami de Franquin. Les tigres et les pumas l'ont laissé indifférent, son affection s'étant porté tout entière sur le vieux lion, un peu mité, et endormi les pattes en l'air. A la fin de cet après-midi miraculeux, baigné par le pâle soleil du Nord, l'éléphant nous a réservé une jolie surprise, en se balançant au rythme d'une comptine interprétée de tout son coeur par mon filleul.
Nous, les conspirateurs du bonheur, avions réussi notre coup : les yeux des enfants pétillaient, et nos lèvres étaient figées en un sourire béat et sincère. Un moment rare, juste, parfait.
Ecrit le jeudi 16 avril 2003
Bidibi posted this at 14:02.
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